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13/07/2018

L'histoire de la politique de la ville avec le maire de Cadolive, Serge Perottino

Au nord-est de Marseille, à Cadolive, on ne présente plus Serge Perottino. Fils de mineurs, Cadolivain de pure souche, il est aujourd’hui le maire de la ville, mais également très engagé dans la politique locale de la Provence.
Politicien et entrepreneur accompli, il est le président fondateur du groupe immobilier PEROTTINO, basé à Peypin, une des communes voisines. Alliant gestion publique et économique, le maire de Cadolive a dynamisé la ville. Un bon exemple avec le patrimoine foncier de la commune qui est passé de 2,5 millions d’euros en 2008 à… 14 millions aujourd’hui !

Un premier mandat reconduit avec succès

Encouragé par ses proches et ses administrés, ce chef d’entreprise se présente pour la première fois en 2008 et est élu maire de Cadolive avec 63% des voix. Très apprécié par ses concitoyens grâce à sa proximité et une gestion saine de la municipalité, il est réélu en 2014 avec 84% des suffrages, un des meilleurs résultats de la nation. Concernant 2020, les élections sont encore loin et le maire a choisi de ne pas se prononcer trop tôt.

Un homme politique de terrain

En 1987, le futur maire cadolivain fonde le groupe PEROTTINO, spécialiste de l’aménagement, de la construction et de la gestion de biens immobiliers en PACA. Sa double fonction homme politique-entrepreneur l’exhorte à devenir un acteur important de l’économie et de la politique régionale.


Se distinguant également comme mécène, le maire vient régulièrement en aide aux plus démunis : il contribue à la construction d’un hôpital en Arménie, participe au financement de l’envoi de médicaments à un orphelinat polonais et de matériel médical à destination du Maroc. En 2010, il s’occupe des donations pour les sinistrés des inondations de Draguignan, dans sa région. Pour l’élu de Cadolive, l’intérêt général et l’entraide doivent conduire en priorité son action politique.

Le bilan de ses 10 années à la tête de Cadolive

Tout en préservant ses traditions, Cadolive s’est transformée pendant cette période. La commune s’est modernisée en matière d’équipements et d’infrastructures, favorisant l’accès aux services pour l’ensemble des habitants.


Révélateur d’une économie vigoureuse, le patrimoine foncier a explosé. Des logements ont vu le jour ainsi que des habitats sociaux municipaux, des locaux commerciaux et même une caserne, offrant de belles perspectives d’avenir.


Un nouveau collège privé, en projet pour la rentrée 2018-2019, va accueillir environ 200 élèves de la commune et ses alentours. Le bâtiment, équipé de panneaux solaires, sera autosuffisant en énergie.


Pas moins de 20000 arbres ont été plantés par les écoliers depuis l’arrivée du maire. Au niveau de la sécurité, un radar de vitesse a été mis en place ainsi qu’une quinzaine de caméras de vidéosurveillance. Des ralentisseurs routiers ont été installés, l’accès aux écoles a été sécurisé et la présence de la gendarmerie renforcée.


Question fiscalité, les promesses d’une administration saine ont été tenues : pas d’augmentation des impôts locaux ni d’endettement de la municipalité. De nombreuses activités sportives, culturelles ou sociales rendent la commune vivante, favorisant l’harmonisation et la convivialité de ses habitants. La mairie rappelle qu’un bilan de mi-mandat a été mis à disposition de tous.


Selon Serge Perottino, la fonction de maire est le meilleur moyen de faire progresser les choses, que ce soit sur un plan local ou régional. Aujourd’hui, dans le Pays d'Aubagne et de l'Étoile, la ville de Cadolive, qui ne compte pas loin de 3000 habitants, est gérée de façon rigoureuse et contemporaine dans le respect des valeurs : un Pays où il fait bon vivre !

Serge Perottino explique le programme national de rénovation urbaine

Depuis plus de dix ans, le programme national de rénovation urbaine cherche à transformer les quartiers les plus défavorisés pour améliorer les conditions de vie de leurs habitants. Il s’agit d’un effort sans précédent qui mobilise de nombreux acteurs sur tout le territoire. Quels sont les quartiers concernés, et quelles actions sont mises en place . Voyons avec Serge Perottino, maire de Cadolive dans le pays Aubagne Étoile, les principaux enjeux de ce projet d’envergure.

Une aide apportée aux quartiers les plus défavorisés

serge perottino, législative, Cadolive

À l’origine, le Programme National pour la rénovation Urbaine (PNRU) a été institué par la loi du 1er août 2003. Il était uniquement destiné aux quartiers classés zones urbaines Sensibles (ZUS) ainsi qu’aux quartiers ayant des caractéristiques sociales et économiques analogues, à titre exceptionnel et sur demande.

Ce programme est arrivé à échéance en 2015. Depuis la loi du 21 février 2014, le nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) a pris le relais, et sera actif jusqu’en 2024. Cette fois, on ne parle plus du ZUS, mais des quartiers prioritaires, situés aussi bien en métropole qu’en outre-mer. L’agence Nationale pour la rénovation Urbaine (ANRU) a établi une liste de 200 quartiers d’intérêt national et d’environ 250 quartiers d’intérêt régional, qui présentent les plus grandes difficultés sociales et économiques. Dans le département Bouches-du-Rhône, on compte une dizaine de quartiers d’intérêt régional et un d’intérêt national.

Les objectifs principaux du NPNRU

Dans les Bouches-du-Rhône comme sur le reste du territoire, le NPNRU a pour but de réduire les inégalités de développement entre les quartiers prioritaires et les autres. Premièrement, le NPNRU prévoit la transformation du cadre de vie. Pour cela, de nouveaux logements et équipements (médiathèques, salles de sport…) doivent être créés ou rénovés, et les moyens de transport améliorés.

Le but est de favoriser l’ouverture des quartiers les plus défavorisés et leurs relations avec le reste de la ville, afin que leurs habitants puissent bénéficier des mêmes possibilités que les autres citoyens. De plus, le NPNRU a aussi pour objectif la dynamisation de l’emploi et le développement économique des quartiers prioritaires.

Une meilleure insertion professionnelle passe par un accès facilité à la formation, des partenariats avec les entreprises et l’aide à entrepreneuriat. Enfin, l’écologie est considérée comme un enjeu majeur à l’heure actuelle. Le renouvellement urbain des quartiers prioritaires devra donc faire intervenir des constructions durables, et donner la priorité à l’optimisation de la consommation d’énergie, aux espaces verts et aux bâtiments éco-responsables.

Les dispositifs mis en place par l’ANRU

serge perottino, législative, campagne photo

Comme le précise le maire de Cadolive, dans le pays Aubagne Étoile, le NPNRU est financé par des fonds provenant de l’État, de l’ANRU et d'Action logement. Cinq milliards d’euros sont attribués à la rénovation des quartiers prioritaires, dont 83 % aux quartiers d’intérêt national et 17 % aux quartiers d’intérêt régional. Pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, le NPNRU met en place plusieurs actions. D’une part, les services publics se mobilisent fortement dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, de la sécurité et de la culture.

La priorité reste cependant le développement économique et la lutte contre le chômage, qui passe par différents dispositifs d’information et d’accompagnement. De plus, la cohésion sociale est mise à l’honneur. Les habitants sont acteurs de la transformation de leur quartier, et sont inclus dans les différentes étapes du programme. Des Maisons du projet permettent la rencontre avec les professionnels et les élus et donnent à chacun la possibilité de s’investir dans le NPNRU. Enfin, la construction d’une ville durable est au cœur des préoccupations de l’ANRU. L’accent est mis sur l’amélioration des performances