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13/07/2018

Serge Perottino explique le programme national de rénovation urbaine

Depuis plus de dix ans, le programme national de rénovation urbaine cherche à transformer les quartiers les plus défavorisés pour améliorer les conditions de vie de leurs habitants. Il s’agit d’un effort sans précédent qui mobilise de nombreux acteurs sur tout le territoire. Quels sont les quartiers concernés, et quelles actions sont mises en place . Voyons avec Serge Perottino, maire de Cadolive dans le pays Aubagne Étoile, les principaux enjeux de ce projet d’envergure.

Une aide apportée aux quartiers les plus défavorisés

serge perottino, législative, Cadolive

À l’origine, le Programme National pour la rénovation Urbaine (PNRU) a été institué par la loi du 1er août 2003. Il était uniquement destiné aux quartiers classés zones urbaines Sensibles (ZUS) ainsi qu’aux quartiers ayant des caractéristiques sociales et économiques analogues, à titre exceptionnel et sur demande.

Ce programme est arrivé à échéance en 2015. Depuis la loi du 21 février 2014, le nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) a pris le relais, et sera actif jusqu’en 2024. Cette fois, on ne parle plus du ZUS, mais des quartiers prioritaires, situés aussi bien en métropole qu’en outre-mer. L’agence Nationale pour la rénovation Urbaine (ANRU) a établi une liste de 200 quartiers d’intérêt national et d’environ 250 quartiers d’intérêt régional, qui présentent les plus grandes difficultés sociales et économiques. Dans le département Bouches-du-Rhône, on compte une dizaine de quartiers d’intérêt régional et un d’intérêt national.

Les objectifs principaux du NPNRU

Dans les Bouches-du-Rhône comme sur le reste du territoire, le NPNRU a pour but de réduire les inégalités de développement entre les quartiers prioritaires et les autres. Premièrement, le NPNRU prévoit la transformation du cadre de vie. Pour cela, de nouveaux logements et équipements (médiathèques, salles de sport…) doivent être créés ou rénovés, et les moyens de transport améliorés.

Le but est de favoriser l’ouverture des quartiers les plus défavorisés et leurs relations avec le reste de la ville, afin que leurs habitants puissent bénéficier des mêmes possibilités que les autres citoyens. De plus, le NPNRU a aussi pour objectif la dynamisation de l’emploi et le développement économique des quartiers prioritaires.

Une meilleure insertion professionnelle passe par un accès facilité à la formation, des partenariats avec les entreprises et l’aide à entrepreneuriat. Enfin, l’écologie est considérée comme un enjeu majeur à l’heure actuelle. Le renouvellement urbain des quartiers prioritaires devra donc faire intervenir des constructions durables, et donner la priorité à l’optimisation de la consommation d’énergie, aux espaces verts et aux bâtiments éco-responsables.

Les dispositifs mis en place par l’ANRU

serge perottino, législative, campagne photo

Comme le précise le maire de Cadolive, dans le pays Aubagne Étoile, le NPNRU est financé par des fonds provenant de l’État, de l’ANRU et d'Action logement. Cinq milliards d’euros sont attribués à la rénovation des quartiers prioritaires, dont 83 % aux quartiers d’intérêt national et 17 % aux quartiers d’intérêt régional. Pour atteindre les objectifs qu’il s’est fixés, le NPNRU met en place plusieurs actions. D’une part, les services publics se mobilisent fortement dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, de la sécurité et de la culture.

La priorité reste cependant le développement économique et la lutte contre le chômage, qui passe par différents dispositifs d’information et d’accompagnement. De plus, la cohésion sociale est mise à l’honneur. Les habitants sont acteurs de la transformation de leur quartier, et sont inclus dans les différentes étapes du programme. Des Maisons du projet permettent la rencontre avec les professionnels et les élus et donnent à chacun la possibilité de s’investir dans le NPNRU. Enfin, la construction d’une ville durable est au cœur des préoccupations de l’ANRU. L’accent est mis sur l’amélioration des performances